CHAPITRE 2 – QUELLE PISTE SUIVRE ? – EXTRAIT 1

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TILOU parle

  • Voilà, tu sais tout.

Calée contre un rebord de la superbe fontaine des Trois Grâces de la place de la Bourse, ma beauté avait écouté avec attention mon récit. Le tintement signalant l’arrivée d’un autre tram se fit entendre.

  • Okay……
  • Quoi, “okayyy” ?
  • Bon, je résume : une famille de trois personnes…
  • Quatre avec moi !
  • Oui pardon… Donc quatre personnes en voyage d’affaires sur Bordeaux, dans un hôtel… c’est vague ça, tu sais. Heu… Sans compter que je parle à une peluche ! Bref, passons. Donc, pendant une balade tu te perds, au moment où vous deviez rejoindre le papa, David, au musée “tu-ne-sais-quoi”… Super ! Ça, ça m’aide vraiment, c’est vrai qu’il n’y a qu’un seul musée sur Bordeaux…

Bon, je sentais bien que son ton était bionique. Heu… Pardon, ironique.

  • Ah écoute, c’est mieux que rien tu ne crois pas ? Alors, tu penses pouvoir m’aider à les retrouver ?
  • Bon, laisse tomber, la première chose à faire c’est de savoir comment ils s’appellent.
  • Nathan, David et Nanou.
  • Oui d’accord…

Ma beauté m’attrapa par une patte et me mit la tête en bas.

  • Hey ! Mais ça va là, à l’aise ! Je me sens comme au spectacle l’autre jour. On était dans ce superbe bâtiment, la conserve, et on assistait à un spectacle de danse…
  • Heu… la conserve !? Le Conservatoire plutôt, non ?

J’adorais ce petit air gentiment moqueur qui se dessinait sur le visage de ma jolie madame à chacune de mes bourdes ou de mes blagues.

  • Oui, c’est ça ! Et donc, mon Nathan qui m’attrape, mais pas dans le bon sens, et se met à sucer son pouce en admirant le ballet de danse… Bon en gros, j’ai regardé le spectacle, la tête en bas ! Comme maintenant !
  • Désolée, mais tiens, là, sur ton étiquette : “Nathan PAV**** – Tilou”.
  • Oui, c’est ce que je te disais tout à l’heure.
  • Oui, mais on sait maintenant que ton nom de famille commence par “PAV… quelque chose” et que tu t’appelles Tilou ! C’est trop mimi.
  • Oh merci. Je ne serais pas une peluche, je rougirais. Et toi d’ailleurs, tu t’appelles comment ?
  • Ah oui, Julie. Julie FERRERE. Enchantée !
  • Moi de même.

Je sentais que nous étions faits pour nous entendre. Le même feeling qu’avec mon Nathan. Julie semblait bien décidée à m’aider, et elle eut une idée.

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